Le Blog Algérien Libre
Publié dans : Internet & réseaux en Algérie|Web Algérien
1 sept 2010Après une longue nuit ramadanesque, un s’hor léger, une vraie nuit blanche à googler (oui à googler et non pas à surfer) et après lecture de plusieurs articles parlant de DHCP starvation, après avoir fait un survol rapide dans ce qui se fait dans la communauté Ubuntu, après n’avoir pas lu mes emails et comme à mon habitude, j’ai commencé à chercher la petite bête.
Au départ, j’avais voulu rédiger un billet sur Google Hacking et techniques appliquées sur les noms de domaines en .DZ : le but n’était pas de critiquer pour critiquer mais c’est d’attirer l’attention sur beaucoup de choses ayant trait à sécurité des sites Web, notamment institutionnels et administratifs (oui le site web de la cour suprême algérienne est touché, si vous voulez tout savoir). Bref ! Mais le sujet de mon billet n’est pas celui ci. Peut être que je pourrai vous en parler lors d’un prochain billet … si j’ai le temps … quadri-cerveaux, 100 To de RAM humaine … Tiens, il faudrait bien que je me clone un jour ! Mouahaha !

yyaalors, la nouveauté que je voulais vous annoncer est dans le titre lui même. Le CERIST ou plutôt son organe (smile) appelé Nic.dz a enfin compris le message. Il a compris qu’il ne s’agit plus de créer un site web propulsé avec Joomla et de remplir une base de données MySQL avec les noms de domaines réservés en .DZ mais il s’agissait d’installer un vrai serveur Whois.
Un serveur Apache communique sur le port 80, un serveur MySQL sur le port 3306, une serveur FTP sur le port 21, un serveur SSH sur le port 22, un serveur d’impression CUPS sur le port 631 etc … et un serveur Whois écoute sur le port 43. Bien évidemment les ports que je viens de citer sont des ports par défaut et chaque administrateur a le choix de modifier le port d’écoute du serveur qu’il désire.
Who is le Whois (qui est qui) ?
Le WHOIS (prononcé « who is » ; il ne s’agit pas d’un acronyme) est un protocole Internet utilisé pour accéder aux bases de données et obtenir des informations concernant l’enregistrement d’un nom de domaine (ou d’une adresse IP). Le protocole WHOIS était initialement décrit dans le RFC 954 , publié en 1985. La spécification actuelle est décrite dans le RFC 3912 . Les accords établis par l’ICANN pour les gTLD (domaines génériques de premier niveau) exigent que les registres et bureaux d’enregistrement offrent une page Web interactive et un service WHOIS sur port 43 fournissant un accès public et gratuit aux données relatives aux noms de domaine enregistrés. Ces données sont communément appelées « données WHOIS » et comportent des éléments tels que les dates de création, d’enregistrement et d’expiration des noms de domaine, les serveurs de noms de domaine, et les coordonnées de contact du titulaire ainsi que des chargés administratifs et techniques.
Les services WHOIS sont utilisés d’habitude pour identifier les titulaires de noms de domaine à des fins commerciales et pour identifier les parties en mesure de résoudre les problèmes techniques liés au nom de domaine enregistré.
Source : http://www.icann.org/fr/general/glossary-fr.htm#W
Bon, il y a quelque temps, lorsque les internautes cherchaient les données whois (RFC 954 update to RFC 3912 par L. Daigle) d’un nom de domaine algérien en .DZ, ils ne trouvent rien. Certains sites spécialisés affichent clairement que le ccTLD .DZ n’a pas de serveur Whois.
Depuis quelques mois, si un internaute cherche des informations whois concernant un nom de domaine .DZ, il obtient cette jolie phrase :
C’est déjà un petit pas pour le CERISTIEN et un grand pas pour le ccTLD algérien ! On arrive à avoir une réponse même négative mais c’est déjà une réponse. C’est mieux que le silence radio ou le silence des requêtes ICMP sur les gateways d’Algérie Télécom ! D’ailleurs, en informatique ou dans tout autre domaine, il vaut mieux avoir une réponse (+positive ou -négative soit-elle) que de ne pas en avoir du tout et rester dans le flou et égaré dans les suppositions.
Donc, ok super. Si on suit les recommandations dudit message, il vaut mieux s’adresser en https (sécurisé) au https://www.nic.dz/
Malheureusement le certificat SSL est « bou’mtaba3 bark » autosigné qui a expiré … mais nous avons l’habitude avec les médicaments périmés donc ça ne craint rien lorsqu’il s’agit d’informatique ! L’Algérien est plus fort que Chuck Norris ! Mouahahaha

On atterrit enfin sur une page du serveur Apache Red Hat Entreprise :
Une fois fatigué de tourner en rond sur le site nic.dz (en http simple cette fois) et que vous vous dites qu’enfin de compte, le désert algérien est d’une beauté inouïe, vous pliez bagage et vous ouvrez votre guide du « petit retard algérien » autrement dit, votre terminal et là vous allez tapez geekement :
Et on a l’IP du serveur : 193.194.64.83
Puis, je me suis dis « Tiens, et si … j’essayais de voir si le port 43 (serveur whois) est ouvert ? On ne sait jamais hein ?!
ok alors, je me lance et au passage un petit message perso à TixxDZ, corrige-moi ma commande nmap au cas où :)
Et là j’obtiens :
Whooohoooo le port 43 est ouvert mais s’agit-il vraiment d’un serveur Whois ? Quelle surprise ! Allez, j’ai testé nmap en mode agressif :
Et c’est là que je suis arrivé à déchiffrer ce charabia :
En plus épuré :
Java Whois Server 3.2.2 (c) 2006 – 2010 Klaus Zerwes zero-sys.net
DZ NIC Whois Server
Ah bien ! Il s’agit donc d’un vrai serveur Whois « interrogeable » sur le port 43
Pour information, Java Whois Serveur est un Logiciel Libre publié sous licence GNU Affero General Public License (AGPL)
Site officiel du projet : http://jwhoisserver.sourceforge.net/
J’ai remarqué tout de même que le dernière version de Java Whois Server (au moment de la publication de ce billet) est la 3.2.3 et non plus la 3.2.2
Je me suis dis alors que les gars du CERIST ont enfin pu bouger pour installer un serveur Whois après 14 ans d’existence sur la page qui va suivre ! Et c’est là que je suis allé voir les données si elles ont été mises à jour sur le site de l’IANA ou pas.
http://www.iana.org/domains/root/db/dz.html
Humm je vois que Moussa Benhamadi est toujours cité en tant que contact admin pour le compte du CERIST alors que ce n’est plus le cas.
Mme Aouaouche El-Maouhab … (toujours pas morte celle la :p ) Roooo je suis méchant !
Mais … attendez un peu … que vois-je en bas du site de l’IANA ? Incroyaaaaaable mais vrai : Il y a eu une mise à jour les gars !!! C’est la fête !! Sortez tous et klaxonnez dans la rues, faîtes hurler vos cordes vocales avec les youyous !!!
Oui, vous pouvez lire : Record last updated 2010-05-13. Registration date 1994-01-03.
Il y a bien eu une mise à jour un certain 13 mai 2010 (heureusement ce n’était pas un vendredi 13 hein !)
Autre chose, on peut lire aussi :
URL for registration services: http://www.nic.dz
WHOIS Server: whois.nic.dz
Aha donc mon intuition était bonne : whois.nic.dz
Ok mais … si je fais :
whois www.at.dz, j’obtiens toujours ce fichu message me disant que le ccTLD.dz n’a pas de serveur Whois ! Et c’est là que je suis allé me documenter sur la façon avec lequelle je peux forcer la commande whois à interroger le serveur whois.nic.dz.
Autrement dit, j’ai cherché un truc pour faire : whois via 193.194.64.83 cherche-info www.at.dz
Et c’est là que j’ai trouvé cette commande :
Résultat du whois ?
Excellent, il y a des données enregistrées dans la base de données !
Cotinuons avec le nom de domaine algerietelecom.dz :
Heu … mais que fait la société SAADNet là dedans dans le whois ? Et puis pourquoi il n’y a pas de date de création ni d’expiration du domaine ni le nom du registrar ? Il y a des informations qui manquent tout de même.
Et hop je continue avec le nom de domaine de l’EEPAD :
Hummm, ok actif mais avec deux zéros.
Et c’est là que je me suis dis : « tiens je vais tester avec test.dz »
Alors il existe ou pas ? Mouahahaha
C’est une entreprise turque et qui vend un produit détergent ou de nettoyage appelé « TEST »
Courrez réserver vous aussi root.dz, admin.dz, president.dz (oups www.president.dz est déjà pris, trop tard :D )
Si, je résume un peu la situation. Le ccTLD .DZ a enfin son serveur Whois (Java Whois Server) qui pioche dans une base de données dont les information ne sont pas complètes mais ça viendra. On peut supposer que le serveur n’est qu’à ses début. Mais est ce que Java Whois Server est la bonne solution technique pour pouvoir tout gérer ? Quels sont ses atouts et ses inconvénient par rapport à d’autres serveur whois ?
Prochaine étape faire en sorte que le serveur soit public et que l’on puisse accéder avec une simple commande whois ou tout autre logiciel de « grab whois records » afin que les services de recherche d’information whois du monde entier sachent que le .DZ existe.
Publié dans : Web Algérien
29 août 2010N’ayant pas encore boycotté le magazine NTIC’Web de l’agence Med&Com, j’ai pris mon pied à lire un article publié sur la version en ligne intitulé : « Marché des navigateurs internet en Algérie : Internet Explorer menacé par la concurrence »
Rassurez-vous, le titre n’est pas la trouvaille de la rédaction de TF1 : Vous ne verrez pas Internet Explorer avec sa cravate entrain d’être menacé avec des armes blanches portées par Safari Le Bon, Firefox La Brute et Chrome Le Truant !
Au début de l’article, on nous parle du reigne de « fakhamatouhou Internet Explorer » qui a duré très longtemps en Algérie. Un reigne boosté par le piratage de l’OS privatif de la firme de Redmond (mais ça on ne le dis surtout pas !).
Mais un jour, sa majesté Internet Explorer se sent menacé … en Algérie ! Par quoi ? Le terrorisme, encore lui ?! Mais non, NticWeb nous informe que le peuple des utilisateurs a enfin le choix du navigateur qui leur sied le mieux !
Et c’est là que NticWeb se permet de se faire un peu de publicité avec l’étude menée par Med&Com. Et comment me diriez-vous ! Houhou yech’kar rouhou, non ?! Comme si on entendait Med&Com dire : « Oui je vous confirme l’utilisation d’Internet Explorer en Algérie est en chute … mais grave ces dernières années ».
NticWeb, le magazine, va encore plus loin, il nous dit que le peuple des utilisateurs internet en Algérie ne font plus allégeance à sa majesté Internet Explorer lorsqu’ils désirent prendre le large sur les vagues du Web et du « hache té té pé ».
Et pour savoir si c’est une rébellion nationale ou un évènement qui touche tous les peuples des utilisateurs d’internet dans le monde, Med&Com n’hésite pas à s’appuyer sur l’étude d’une certaine société dénommée « AT Internet » ; rassurez-vous il ne s’agit pas d’Aljiri Tilikoum ni de son intranet.
Premier constat et avis récoltés : Internet Explorer est lent. Mozilla Firefox et Chrome sont plus rapide. Les utilisateurs cherchent un navigateur rapide.
Pour bâcler l’article, rien de plus simple, balancer du n’importe quoi. NticWeb n’hésite pas à écrire :
… Les parts de marché perdues par Internet Explorer sont conquises par la concurrence qui s’appuie en générale sur l’argument imparable de la vitesse et sur une bonne stratégie de communication.
Ok, vous l’avez compris, NticWeb vous dit clairement qu’Internet Explorer est lent et que les autres navigateurs sont plus rapide et que la stratégie de communication des navigateurs alternatifs est mieux que celle utilisée par Mi-crosse-off.
… Et que par conséquent si Mi-crosse-off Algérie avait besoin d’un coup de pousse, elle n’a qu’à soutenir le projet BladiExplosé en Afrique du Nord et reconduire le contrat avec Med&Com … bref !
Et comme tout bon article où l’on veut ancrer un message dans l’esprit du lecteur, il faut bien un cerise sur le gâteau, n’est ce pas ? NticWeb Magazine termine par l’interrogation du Coordinateur du Programme Citoyenneté chez Mi-crosse-off. Ce dernier nous sort le gros matos :
… Interrogé au sujet de la concurrence subie par Internet Explorer, Yacine Belkacem, coordinateur des programmes citoyenneté chez Microsoft, soutiendra que « les navigateurs faisant de la concurrence à Internet Explorer se caractérisent par leur vitesse. Ce point fort est expliqué par leur faiblesse au niveau de la sécurité. Internet Explorer, quant à lui, est doté de fonctionnalités assurant un bon niveau de sécurité aux utilisateurs »
Euh … que dire ?! Il vaut mieux se taire dans ces cas non ? Où mettre un « No Comment » … où bien lui balancer une c(t)arte virtuelle à la figure ?
Je me demande une chose, pourquoi est-on allé interrogé un gars de chez crosse-off et non pas envoyé un mail pour les développeurs de Chrome ou de Mozilla Firefox pour leur dire : « Hé ho les gars mais comment avez vous fait pour réussir votre coup du bon, la brute et truand ? En plus, même pas avec des armes blanches ! »
Nope ! NticWeb aime poser la question au plus beau, au plus fort, au plus chic, au plus riche, au plus … mananaysse (Marlboro Lights voulait dire Gad El Maleh !)
En tout cas la manière d’avoir présenté l’article est plutôt ingénieuse : On vous présente un défaut de surface d’un produit et on vous le confirme par une étude mais on vous dit : héhé mais ne croyez pas que le produit est mauvais les gars ! Il est même meilleure que les autres ! Et là on se sent vraiment pris pour des moutons !
Entre nous, Internet Explorer est le navigateur utilisé par défaut dans la plupart des ordinateurs en Algérie. La plupart des Windaubes installés sont des versions pirates ou copies illégales. Comment Internet Explorer même avec ce cas de « gratuité pseudo légale » a pu perdre des parts de marché dans le DZ ?
Et puis entre nous, l’Arabe et la langue Amazigh sont des langues reconnues par la constitution algérienne. Pourquoi ne pas encourager l’émancipation de ces deux langues en imposant à ce genre de multinationales de fournir leurs produit dans ces langues là ?! Même dans la configuration de Windaube, les utilisateurs ont tendance à mettre comme pays : « La France GMT+1″. Faites une enquête là dessus aussi et vous verrez que tous les utilisateurs d’un Windaube installé sur une machine en Algérie ont mit comme pays de résidence virtuelle : La France sans visa !
Mais ce … est un autre débat mon cher Coordinateur du Programme Citoyenneté chez Mi-crosse-off. (Tiens ça sonne comme représentation consulaire).
Si après tout ça, vous souhaitez tout de même lire l’article original publié sur NticWeb, voici le lien :
http://www.nticweb.com/marche-des-navigateurs-en-algerie-internet-explorer-menace-par-la-concurrence.html
Salutations amicales
P.S. :
Publié dans : Internet & réseaux en Algérie
26 août 2010En Algérie, il est très rare qu’une administration râle d’une façon publique à cause du service « public ». Si vous pensez que seuls sont les internautes algériens à crier sur la toile haut et fort que le débit internet en Algérie est « escargotique », l’université de Béjaïa nous confirme que même la bande passante promise par le réseau ARN (Algerien Research Network) sous la tutelle du CERIST (Centre d’Etudes et de Recherche sur l’Information Scientifique et Technique) est limitée.
Si une institution monitorant sa bande passante découvre qu’on lui a menti dès le départ, que dire du pauvre M. Kestidi Slimane qui ne connait rien à l’un’four’traumatique lorsqu’Algérie Télécom lui promet un mois gratuit pour un engagement de 6 mois, s’il paie à l’avance un tuyau pour recevoir de « la pression d’air » avec un bonus : « Désolé missiou, nous n’avons pas di modim. Vous divez acheti li modim au marchi di la3qiba ! »
Voici une capture d’écran du message public annoncé sur le site officiel de l’Université de Béjaïa (Abderrahmane Mira).

Pour plus de détails, téléchargez la version PDF
Est ce le manque d’étudiants et de connexions entrantes et sortantes qui a donné ces graphs ? Est ce le manque de virus à l’Université de Béjaïa ? (Vous savez que les virus et les Botnets consomment beaucoup plus que ne consomment les internautes algériens. Parfois on privilégie même les virus et les botnets sur les internautes et les clients.)
Personnellement, ce que j’ai compris de ce message, c’est que dans les universités algériennes, il y a de la bande passante à gogo mais pas de consommateurs/clients ! A moins que ce ne soit un bridage voulu par le CERIST de Ben Aknoun (Alger) ?!
Et puis entre nous, s’il s’avère que les universités ne consomment pas autant de bande passante, pourquoi ne pas créer des serveurs miroirs des distributions GNU/Linux à l’image de ce qui a été réalisé à l’USTHB d’Alger au lieu de la laisser telle une eau douce qui coule dans les rues au lieu d’arriver au robinet du citoyen qui meurt de soif ?
P.S. : Pour certains, je tiens à préciser que Abderrhamane Mira est le nom donné à l’Université de Béjaïa. Donc, n’essayez pas de le joindre au téléphone pour lui parler car ce n’est pas lui le responsable informatique, d’accord ! Je vous dis cela parce que … on sait jamais ! En Algérie tout est possible !
Publié dans : Médias algeriens|Réseaux Sociaux|Web Algérien
24 août 2010L’idée de ce billet m’est venue après avoir lu l’article de Walid sur Helperteam dans lequel il parlait de l’absence de formulaires de contact sur certains blogs algériens.
Pour ma part je ne vous parlerai pas de formulaires et moins de ceux à remplir pour se voir délivrer un passeport BioTrickTrick dans les 5 ans mais je parlerai plutôt de l’aspect « liens ».

Le blog de Helperteam ne figurait même pas sur mon lecteur de flux RSS. Le fait d’avoir débarqué sur l’article en question était une pure coïncidence déclenchée par la navigation sur la vague de recherche de Google. Bien évidemment, comme l’article est indexé, cela suppose un lien « back to » l’article original de Helperteam.
Avant d’entrer dans les détails des liens, des trackbacks et des pingbacks, j’aimerais vous faire relire un passage du Petit Prince de Saint-Exupéry où le renard et le petit prince parlaient exactement de « créer des liens » :
- Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli…
- Je suis un renard, dit le renard.
- Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste…
- Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé.
- Ah! pardon, fit le petit prince.
Mais, après réflexion, il ajouta:
- Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?
- Tu n’es pas d’ici, dit le renard, que cherches-tu ?
- Je cherche les hommes, dit le petit prince. Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?
- Les hommes, dit le renard, ils ont des fusils et ils chassent. C’est bien gênant ! Ils élèvent aussi des poules. C’est leur seul intérêt. Tu cherches des poules ?
- Non, dit le petit prince. Je cherche des amis. Qu’est-ce que signifie « apprivoiser » ?
- C’est une chose trop oubliée, dit le renard. Ça signifie « créer des liens… »
- Créer des liens ?
- Bien sûr, dit le renard. Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde…
- Je commence à comprendre, dit le petit prince. Il y a une fleur… je crois qu’elle m’a apprivoisé…
Si le Petit Prince avait une chance de créer un lien avec un renard, on peut supposer qu’il est très facile de créer des liens entre les sites web, les blogs etc … à travers des liens hypertextes, n’est ce pas ?
Le Web est semblable à une toile d’araignée et sans « liens » l’araignée n’aurait pas existé (je ne parle pas de Google ^_^ … quoique !).
On peut créer des liens entre un article et un autre, une page et une autre d’un même blog tel qu’on peut aussi pointer un mot vers une URL (adresse) externe à son blog. D’autres sites et blogs peuvent faire aussi des liens entrants vers votre propre blog ou site … On parlera alors de liens entrants et liens sortants.
Mais comment notifier le blog Helperteam et lui faire savoir qu’à travers le présent billet, je suis entrain de répondre ou de donner un avis sur ce qu’il a rédigé ?
La réponse peut paraitre simple : il suffit d’aller sur l’article de son blog et lui lâcher un commentaire en lui disant : « Salut man, vient voir sur mon blog, j’ai écrit un billet qui parle des liens et des notifications via blogs et je lui colle l’URL du présent billet. »
Mais à la longue, ça devient agaçant d’aller sur chaque blog pour dire à la personne : vient voir la réponse à ton billet.
Amine dans cet exemple aurait pu faire un rétrolien (Trackback link) :)

Autre solution pour atteindre mon interlocuteur c’est de lui laisser un message via un formulaire de contact ou chercher son adresse de courriel, compte Twitter, Facebook … mais il y a plus simple.
Les trackbacks et pingbacks ont été inventé pour accomplir cette tâche intelligemment à la place des utilisateurs.

Exemple : Vous aviez écrit un billet dont le contenu traite de la configuration d’un modem d’Algérie Télécom sur Ubuntu. Je peux poster, bien évidemment un commentaire sur votre blog mais si j’ai envie d’étoffer un peu votre tutoriel, je peux rédiger un article sur mon propre blog et à la fin créer un trackback / retrolien vers votre billet.
Votre blog vous informera qu’un billet citant votre article ou votre blog a été publié par ButterflyOfFire sur FreeFoxTV.net et vous pouvez alors cliquer sur le dit retrolien afin d’en savoir davantage.

Dans le cas de notre ami Helperteam, il aurait pu citer les noms des blogueurs algériens qu’il aurait aimé contacté dans le corps de son billet tout en créant des liens qui vont pinguer le blog de chaque blogueur et ainsi seront tous informé que Helperteam a parlé d’eux dans son billet.

Si j’ai envie de citer YouKnowRiad, InalGNU, SlownDZ, Hchicha, KTalgérie, Dadou3x ou Bled Miki, il suffit que je mette des liens sur les mots et mon blog, propulsé à l’occasion par WordPress, se chargera de notifier le blog de chacun d’eux. Cette notification sera visible dans le tableau de bord de chaque blogueur.
Si je décide d’envoyer des rétroliens, la notification sera publiée en tant que commentaire sur le blog du destinataire qui se chargera de l’approuver ou de de la refuser (en cas de spam). Les retroliens peuvent se faire aussi sur un même et unique blog afin de lier deux articles, le second étant la suite du premier.
Plus d’information sur les Trackbacks et Pingbacks : http://codex.wordpress.org/Introduction_to_Blogging#Managing_Comments
Ce système de notification qui est quasi un jeu d’enfant est l’un des atouts de la blogosphère. Si vous voulez attirer l’attention de votre communauté sur un avènement ou un article ayant relation avec une cause ou tout simplement rétorquer à un billet où l’on vous a cité, n’hésitez pas à « rétrolienner, pingbacker ou trackbacker ».
Le cas des médias algériens en ligne :
Si l’on essaie pas d’attirer l’attention sur certaines choses ou aspect techniques sur le web, personne d’autre nous le dira à moins de mettre la main à la poche. Si vous avez un truc dans le nez, ne vous dites pas que la personne avec laquelle vous discutez vous le fera remarquer du premier regard.
Vous l’avez certainement remarqué : lorsqu’on parcours les sites des médias algériens en ligne; il est très rare où l’on trouve des liens pointant vers l’extérieur.
Si je prends le cas NticWeb Magazine de Med&Com, pour moi, la version en ligne de ce magazine des TIC en Algérie n’est que du copier/coller (plagiat à 100%) des articles déjà publiés par d’autres quotidiens nationaux. Un agrégateur de flux RSS est 100 fois meilleurs que de me donner la peine de lire un article du Quotidien d’Oran repris mot à mot sur le site de NticWeb qui ne site que la source :
Source : Quotidien d’Oran
Mais qu’est ce que ça coûte de mettre un lien hypertexte ? 14 millards d’euro ? Tout le monde sait que le Web est un métissage de liens et que sans liens internet n’aurait pas prit cette direction.
Source : Le Quotidien d’Oran deviendra — Source : Le Quotidien d’Oran
En créant des liens externes, l’utilisateur pourra en un seul clique se retrouver sur le site du quotidien d’Oran et peut être cherchera à consulter davantage d’articles sur l’édition web. C’est ce qu’on appelle une redirection d’audience.
Si j’ai 100 000 visiteurs par jour, pourquoi ne partagerai-je pas cette audience avec l’auteur et propriétaire de l’article original ? Vous savez le H1N98 ne se propage pas via les liens hypertextes … il ne manque plus qu’à mettre des préservatifs sur le câble réseau du serveur. Est-il si répugnant qu’un média « link » un autre ?
Si on réfléchis bien : la création de liens, ne représenterait-elle pas une forme de communauté, de nouvelle force … de réseau ?
Si Al Qaïda est qualifiée de réseau, ses membres doivent certainement avoir des liens hypertextes … heu pardon, j’allais dire des liens de fer, n’est ce pas !
Ce cas d’absence de liens hypertextes ne concerne pas uniquement NticWeb et ma critique est plus générale et s’étend à tous les autres médias ayant une version en ligne. Linkez vos contenus sinon nous nous retrouverons avec un web algérien archaïque où un site A ne communique point avec un site B, où lorsqu’on nous dit de télécharger Mozilla Firefox, on ne fait que citer le mot sans mettre le lien direct.
Ce genre de web ne me ressemble pas et ne ressemble pas à beaucoup d’entre nous et ne nous rassemblera pas !
Alors Pingback 3la men trackback :)
Salutations amicales
FreeFoxTV.net est le blog officiel de ButterflyOfFire. Ce site traite de tout les sujets ayant trait aux actualités Internet et nouvelles technologies en Algérie. Vous y trouverez également un tas de tutoriels et de billets abordant la distribution GNU/Linux Ubuntu et les Logiciels Libres en général.